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Russie politics: Remise en place de Macron par la Maison-Blanche: pas de guerre en Syrie, mais retour aux sanctions contre la Russie

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 lundi 16 avril 2018

Remise en place de Macron par la Maison-Blanche: pas de guerre en Syrie, mais retour aux sanctions contre la Russie

Lors du sommet au Pérou, le vice-président américain Mike Pence a souligné le but réel de ces frappes en Syrie: rappeler la Russie dans le “bon” camp et non pas commencer une guerre à long terme. Manifestement, Macron n’avait pas très bien compris … La Maison-Blanche l’a remis à sa place. Décidément, après nos exploits militaires d’avions et de missiles plus que furtifs, c’est notre politique qui est ridiculisée. Le combat USA / Russie revient sur le terrain connu des sanctions et la Russie relève le gant.

En grande pompe, E. Macron, tout fraîchement revêtu de la gloire médiatique du stratège militaire, de l’allié incontournable des Etats-Unis, s’est quel que peu emballé dans son interview post-frappes, en déclarant qu’il avait réussi à convaincre Trump de rester à long terme en Syrie. Ce qui, en passant, confirme bien que Trump n’était pas très chaud pour une intervention.
Et que signifie le long terme? Daesh est presque à terre, Assad termine avec l’aide de la Russie et de l’Iran de libérer son territoire des extrémistes, qui rendent massivement les armes ou sont “déplacés” dans les zones de désescalade – tenues par les Etats-Unis. Donc, rester à long terme veut dire combattre Assad, faire un nouvel Irak. Et notre tout jeune héros de faire de grandes déclarations, devant des journalistes-laquais totalement dépourvus d’esprit critique, ce qui est plus facile.
Et patatras, rappel à l’ordre sec et direct de la porte-parole de la Maison-Blanche: la mission des Etats-Unis n’a pas changé, le Président a été clair, les USA retireront leurs troupes aussi tôt que possible, dès que Daesh sera vaincu et comptent sur l’investissement et militaire et financier des alliés.

“The U.S. mission has not changed — the president has been clear that he wants U.S. forces to come home as quickly as possible,” Sarah Huckabee Sanders, the White House press secretary, said in a statement Sunday night. “We are determined to completely crush ISIS and create the conditions that will prevent its return. In addition, we expect our regional allies and partners to take greater responsibility both militarily and financially for securing the region.”

En fait, Macron aurait dû mieux écouter. Et surtout écouter Mike Pence, le vice-président américain qui lors du Sommet au Pérou a bien expliqué le but de ces frappes, qui ne sont pas le début d’une opération militaire d’envergure, mais un signal envoyé au véritable destinataire. Pas la Syrie. Mais la Russie. Cette Russie qui dérange car elle est de retour sur la scène internationale et imagine en avoir le droit. Avoir le droit de revendiquer des intérêts stratégiques, comme un Etat souverain et indépendant.
Mike Pence déclare:

“Our message to Russia is, you’re on the wrong side of history,” Pence, who is in Peru in President Trump’s place this weekend, told reporters. “It’s time for Russia to get the message that President Trump delivered last night. That you’re known by the company you keep.”

Et les déclarations de Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU va dans ce sens: les frappes ne sont qu’un élément d’une stratégie non militaire devant faire plier la Russie, la faire rentrer dans le “droit chemin”, celui de l’allégeance atlantiste. Ainsi, les USA reviennent donc aux sanctions économiques. Qui ne sont plus liées à rien de particulier, l’attaque chimique en Syrie n’étant à jour pas prouvée, mais plutôt sérieusement mise en doute:

« Vous allez voir que les sanctions russes vont arriver », a-t-elle ajouté. Le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin « va les annoncer lundi, s’il ne l’a pas déjà fait, et elles vont viser directement toutes sortes d’entreprises qui s’occupent d’équipements liés à Assad et à l’utilisation d’armes chimiques », a-t-elle poursuivi, laissant entendre qu’il pourrait s’agir de sanctions ciblées contre des sociétés russes.

Et le message a été parfaitement interprété par la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova:

«Si avant on nous disait que nous étions punis pour l’Ukraine, maintenant les déclarations ont sensiblement changé. Ils nous punissent, en principe, parce que nous sommes présents sur la scène internationale. C’est formulée comme ça: à cause du rôle que la Russie joue dans les affaires internationales. C’est tout»

De son côté, le Parlement russe discute d’un texte de loi qui prévoit de très fortes restrictions dans les échanges à l’égard des pays qui adoptent des sanctions contre la Russie, notamment les Etats-Unis. Il s’agit de mesures comme la restriction ou l’interdiction d’importation d’alcool (adieu le vin français?) et de tabac (oups, Malboro), de la restriction de délivrance de visas de travail, de la suspension de la coopération nucléaire, de la coopération en matière de construction de moteurs de fusée (les USA sont totalement dépendants ici), et de la restriction de l’importation de toute une série de produits, notamment pharmaceutiques, lorsque des équivalents existent en Russie.
La Russie a perdu patience et relève le gant.

Source: Russie politics: Remise en place de Macron par la Maison-Blanche: pas de guerre en Syrie, mais retour aux sanctions contre la Russie

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