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Morceaux d’humeur du 16 avril 2018 – Le blog de pierre verhas

Le blog de pierre verhas

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  • Blog : Le blog de pierre verhas
  • Description : Blog consacré à l’actualité dans les domaines de la politique et de l’astronomie, vus au sens large. Ce blog n’est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l’expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l’exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n’exclut en rien la passion.
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16 avril 2018

Morceaux d’humeur du 16 avril 2018

 

 

 

Commentaires sur la guerre

 

Eh bien ! C’est arrivé. On n’y croyait pas vraiment, ou plutôt, on ne voulait pas y croire. « Ils » n’interviendraient pas ! Eh bien si ! Ils sont intervenus. Trump, May et Macron ont lancé des frappes aériennes sur la Syrie dans la nuit du 14 avril 2018.

 

Pourquoi refusait-on d’y croire ? Parce qu’on a peur de la guerre, tout simplement. Non pas la peur du lâche, mais celle de ne plus rien contrôler, celle de laisser son destin en des mains inconnues et hostiles, celle de ne plus maîtriser l’avenir, c’est-à-dire celle d’aliéner notre liberté.

 

En cette occurrence, la décision a échappé à la plupart. On sent confusément qu’elle était prise depuis longtemps. Les nouveaux seigneurs de la guerre n’attendaient que le moment propice. Il est venu suite à ce vrai faux gazage de populations dans la Ghouta orientale. Le camp occidental rejette la responsabilité sur le régime de Bachar Al Assad et le camp russe – syrien – iranien accuse les occidentaux d’avoir monté cette affaire de toutes pièces. Où est la vérité ?

Et le lendemain des bombardements occidentaux, la délégation d’inspecteurs de l’ONU débarque à Damas ! Donc, preuve ou pas, il fallait frapper ! Curieuse diplomatie, curieuses représailles.

 

A quoi servaient donc ces frappes semble-t-il « one shoot » ? Que voulaient réellement les « nouveaux seigneurs de la guerre » ?

 

 

 

 

Emmanuel Macron, Donald Trump et Theresa May ont sans doute frappé un coup dans l’eau qui aura de lourdes conséquences.

 

 

 

Il y a tellement de bruits qui courent dans les rédactions et sur les réseaux sociaux qu’il est quasi impossible de démêler le vrai du faux. Alors, faisons quelques réflexions.

 

  1. Trump est de plus en plus compromis dans le scandale de soutien des Russes à sa campagne électorale. Aussi, n’aurait-il décidé cette attaque pour montrer à son opinion publique qu’il n’hésite pas à « sanctionner » Poutine ? Observons que les cibles attaquées étaient syriennes et non russes et que le système de défense antiaérienne russe en Syrie n’a pas été mis en fonction.
  2. A propos de ces cibles détruites, elles ne semblent pas être d’une importance stratégique fondamentale. Une usine chimique – les Syriens parlent d’une fabrique de liquide vaisselle ! –, un poste de commandement de l’armée syrienne et une base militaire de second ordre.

 

 

 

Les frappes occidentales en Syrie ont-elles vraiment atteint des objectifs vitaux ?

 

 

  1. Pour Macron et May, c’est une occasion de redorer leurs blasons respectifs quelque peu ternis sur le plan international. Les tergiversations de May sur le Brexit et les hésitations de Macron en politique étrangère ne les renforcent guère.
  2. Il s’agit donc d’une opération combinée USA – Grande Bretagne – France. En dehors de l’OTAN. Alors, qui assurait le commandement ? Sans doute les Etatsuniens. Cela montre combien ces deux pays s’alignent sur eux.
  3. Et last but not least, dans son interview-pugilat du 15 avril avec Edwy Plenel de Mediapart et Jean-Jacques Bourdin de BFM TV, Macron a proclamé qu’il avait convaincu Trump de maintenir une présence américaine en Syrie. Assertion aussitôt démentie par le Département d’Etat US. Cela cafouille dans la nouvelle « coalition » !

 

 

 

Les affirmations de Macron sur l’engagement US en Syrie ressemblent furieusement aux “fake news” qu’il dénonce avac véhémence par ailleurs.

 

 

 

  1. Observons aussi que ces décisions d’offensives militaires, même   combinées, sont désormais prises hors des organisations internationales. Il y a longtemps que les Américains ne s’adressent plus à l’ONU, mais avoir ignoré l’OTAN est un élément nouveau qui pourrait changer la donne en matière de défense en Europe. Wait and see…
  2. Quant au droit international et même concernant le droit public de chacun des Etats concernés, ils sont purement et simplement bafoués ! Aucun des organismes internationaux et parlements nationaux n’ont été avertis et consultés quant à cette opération.
  3. Cette partie à trois n’a manifestement pas plu à certains alliés de l’OTAN, notamment la Belgique. Le Premier ministre Charles Michel a déclaré « comprendre » la décision du trio, cela signifie qu’il n’est pas très heureux de ne pas avoir été consulté et que la procédure ne lui plaît manifestement pas. Cela pourra avoir des conséquences, notamment sur le nouveau « marché du siècle », le remplacement de la flotte aérienne belge des F16 qui fait l’objet d’un scandale dans le haut commandement de l’armée belge… Nous aurons l’occasion d’en reparler.

    Pour conclure, jusqu’à présent, on ne dispose pas de preuves indiscutables d’éventuelles attaques chimiques en Syrie décidées par le régime de Bachar. Il n’y a jamais eu d’enquêtes sérieuses menées par des inspecteurs de l’ONU à ce sujet, même si certaines attaques sont vraisemblables. Cependant, on peut se poser des questions sur la réalité de ces « casques blancs » et de ce fameux « Observatoire syrien des droits de l’homme »  qui est la principale source d’informations de la presse et des médias occidentaux.

    Il y a tellement d’intox dans ces interminables guerres du Proche Orient qu’il est impossible de connaître la vérité.

    Il y a cependant une certitude : la Russie a montré qu’elle est désormais une puissance qui compte en Méditerranée orientale, ce qui constitue une lourde défaite pour les Occidentaux. De plus, après l’enlisement de l’US Army en Irak et en Afghanistan, l’influence américaine dans la région s’est considérablement affaiblie, ce qui est sans doute le motif du durcissement d’Israël et de l’Arabie Saoudite qui se sentent à tort ou à raison menacés par l’axe Moscou – Damas – Téhéran qui dispose ainsi d’une influence politique et d’une force militaire crédibles au Levant.

    Donc, cette attaque, comme le titre l’éditorialiste de la « Libre Belgique » est un  triomphe pour Poutine.

    Etait-ce l’objectif recherché ?

    Bruxelles restera-t-elle la capitale de l’Europe ?

    Dans une interview à « La Libre Belgique » du 13 avril 2018, l’économiste Geert Noels estime que si l’on ne soutient pas l’aéroport de Bruxelles-National ou de Zaventem, Bruxelles risque de perdre son statut de capitale de l’Union européenne.

 

 

L’économiste flamand Geert Noels est très inquiet pour l’avenir de l’aéroport de Bruxelles National.

 

 

 

Il faut admettre que l’aéroport de Bruxelles National, vieux fleuron de la Belgique unitaire, n’est pas en très bonne santé. Il a subi de plein fouet les attentats de mars 2016. Il a fallu plusieurs semaines avant qu’il soit rouvert. Depuis, il n’est plus considéré comme un aéroport sûr, même si de considérables efforts en la matière ont été consentis. Il a subi la concurrence des aéroports régionaux comme Charleroi et Liège et aussi des grands aéroports internationaux relativement proches comme Schipol et Roissy Charles de Gaulle.

 

En outre, sa proximité avec Bruxelles de plus en plus urbanisée provoque des nuisances sonores qui sont insupportables pour les habitants de plusieurs communes bruxelloises. Et des plaintes ont lieu aussi du côté flamand.

 

Geert Noels précise :

 

 

« Aujourd’hui, personne n’est un supporter de cet aéroport. Le fédéral s’en désintéresse, Bruxelles parle des nuisances sonores, en Flandre, cette pression est là aussi. Quant à la Wallonie, elle voit cela avec passivité car Charleroi est en train de se développer. Zaventem est orphelin de soutiens politiques. Personne ne s’en occupe vraiment, cet aéroport a au contraire beaucoup d’adversaires. Si on ne prend pas ce problème au sérieux, l’aéroport va perdre des parts de marché, des emplois locaux… De bonnes connexions internationales sont pourtant primordiales pour garder le statut de Bruxelles et ses sièges sociaux. A terme, la possibilité existe que Bruxelles perde même son statut de capitale de l’Europe. Si vous voyez le développement de notre pays par rapport à ses voisins ces dix à quinze dernières années, il y a des raisons de s’inquiéter. »

 

Le fondateur d’Econopolis préconise que la Flandre rachète l’aéroport de Zaventem pour lui garantir son ancrage international. Gageons qu’en ce cas de figure, la Flandre disposera d’un atout supplémentaire et non des moindres pour dominer l’ensemble de la Belgique et Bruxelles en particulier.

 

Mais, ce que ne dit pas Geert Noels : Zaventem est un trop petit aéroport. Il ne lui est plus possible d’envisager la moindre extension qui pourrait lui donner une stature internationale équivalente à celle de ses grands voisins.

 

 

 

Trois pistes enclavées dans un espace urbanisé ne permettent pas une extension du vieil aéroport de Bruxelles national.

 

 

 

Cela est son principal handicap et cela risque fort d’être fatal au seul aéroport à dimension belge. Et là, sans disposer de connexions suffisantes, comme l’affirme Noels, cela constitue une des causes de la perte éventuelle pour Bruxelles de son statut de capitale de l’Europe.

 

Mais, il y en a d’autres. Le centre de gravité de l’Union européenne se déplace vers l’Est depuis l’élargissement entamé depuis la chute du Mur de Berlin et aussi le Brexit. Des voix s’élèvent pour transférer la capitale européenne vers Bonn (l’ancienne capitale de la République Fédérale d’Allemagne) et même vers Berlin.

 

La région de Bruxelles elle-même a des handicaps. Son urbanisation chaotique, ses graves problèmes de mobilité – elle a le triste privilège d’être la capitale la plus embouteillée d’Europe –, son déclin culturel, les communes subissant de sérieux problèmes de communautarisme. L’exemple – grandement exagéré – de Molenbeek est encore dans toutes les têtes. Et enfin, ce qu’on  appelle sa « lasagne » institutionnelle paralyse la vie politique au sein de la capitale de la Belgique, de l’Union européenne, de l’OTAN et le siège social de nombreuses entreprises transnationales.

 

Enfin, de par ses divisions internes et sa dépendance économique vis-à-vis de ses voisins, la Belgique a perdu son poids politique au sein de l’Union européenne et compte sans doute moins que son « petit » voisin : le Grand Duché du Luxembourg.

 

Aussi, les chances de Bruxelles sont vraiment très minces !

 

Laïcité : Macron respecte-t-il la Constitution française ?

 

L’article 1er de la Constitution de la Ve République proclame :

 

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »

 

Le discours d’Emmanuel Macron au collège des Bernardins devant les évêques de France remet en question cette disposition fondamentale ainsi que la fameuse loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

 

 

Dans son discours au Collège des Bernardins devant les évêques de France, Macron a remis en question l’édifice laïque français.

 

 

 

« Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il vous importe à vous comme à moi de le réparer. »

 

Cette phrase fait l’objet de nombreuses controverses. Qu’a voulu dire le Président français, par ailleurs grand amateur de la « pensée complexe » ?

 

La loi de 1905 est régulièrement remise en question depuis le discours de Latran de Sarkozy en 2007 instaure la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ou aussi du spirituel et du temporel, qui a abrogé le concordat napoléonien à l’exception de l’Alsace et de la Lorraine. Sans l’affirmer ouvertement, Macron a-t-il lui aussi souhaité l’abrogation de cette loi.

 

Le philosophe Henri Pena-Ruiz explique dans « Marianne » du 13 avril :

 

« Ses propos [de Macron] sont plus proches d’une posture concordataire, néogallicane, que d’une approche laïque. Au passage, il invente une histoire imaginaire en prétendant contre l’évidence que les religieux ont été bannis des débats démocratiques. » Il rappelle les différentes interventions de l’Eglise catholique dans les débats politiques sur l’enseignement, l’avortement, la loi Taubira, le mariage pour tous, etc.

 

Le philosophe fustige aussi les propos du Président français sur la laïcité :

 

« Je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés  la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens. »

 

Henri Pena-Ruiz réplique :

 

« Ce propos impute à la laïcité une position qui n’a jamais été la sienne. Loin de vouloir nier la vie spirituelle, l’émancipation laïque rend possible sa libération et son pluralisme en l’affranchissant de toute censure théologique ou politique. »

 

Et il ajoute :

 

« Le propos de M. Macron atteste sa conception clairement discriminatoire  de la vie spirituelle. Celle-ci n’est pas le monopole des religions. La laïcité ne récuse pas du tout la spiritualité religieuse, mais entend que soient également respectées les convictions spirituelles des athées ou des agnostiques, et toutes les formes culturelles qui expriment l’esprit humain. »

 

Cependant, il faut analyser le projet de Macron.

 

Le président français a exprimé en plusieurs domaines sa volonté de transformer la société française et de la calquer sur le modèle anglo-saxon. Et c’est sans doute ce qu’il fait concernant la relation entre l’Etat et les Eglises.

 

Pena-Ruiz constate :

 

« Le parti pris évident du président s’ordonne à l’idéologie qui tente de promouvoir une « laïcité de reconnaissance ». (…) L’athéisme confiné dans le privé, la religion reconnue d’utilité publique. »

 

En réalité, Macron prône sans doute un régime à l’américaine où les Eglises libres et indépendantes de l’Etat agissent comme elles l’entendent, tandis que l’athéisme est considéré comme une déviance.

 

Mais, à vrai dire, remarquons qu’il s’y prend très mal !

 

 

Le gang des vieux en colère

 

 

Ce 16 avril dans le courant de l’après-midi à la Place de la Liberté à Bruxelles, quelque deux-cents pensionné.e.s se sont réuni.e.s pour exprimer leur indignation à l’égard des projets de démantèlement du système de pensions du gouvernement libéral-nationaliste flamand de Charles Michel. Ils ont formé un groupe qui s’appelle « le gang des vieux en colère ».

 

 

L’objectif de ce rassemblement était de remettre au Premier ministre Charles Michel une lettre dénonçant les dérives ultralibérales du gouvernement qu’il préside et qui jette ainsi la vieille génération aux orties.

 

 

 

M; Marc Haulot prononçant son discours avertissement devant le gang des vieux en colère sur la Place de la Liberté à Bruxelles le 16 avril 2018.

 

 

 

Pour lui faire prendre conscience ? Nul ne se fait trop d’illusions !

 

Mais, la détermination est là et pourra faire mal !

 

Voici les propos extraits d’un des discours prononcés lors de cette manifestation.

 

« Il y a peu, émergeant d’un sommeil réparateur, une pensée me vint : « la retraite c’est agréable mais ça ne dure pas…voilà l’ennui. » Pensée égoïste, car la vérité est pour beaucoup bien différente. La retraite est souvent un calvaire.

 

Notre combat est celui des valeurs…des valeurs et de la transmission. C’est pour nos successeurs, les futures générations, nos enfants que nous sommes ici présents. Car la retraite qui, pour beaucoup, n’est que le couloir de la mort, est aussi un enfer avant le trépas, elle a souvent un horrible compagnon, du genre de celui qui ne fait pas crédit, j’ai nommé la misère.

 

Une pauvreté qui, le plus souvent, s’ajoute à la découverte inattendue d’un corps, le sien, qui décide, passé un certain cap, de ne plus vous servir, de faire des siennes, regimbe, grince, plie, s’enflamme, se gonfle ici ou là d’une saloperie de tumeur ou se racrapote. On découvre alors les joies de l’hôpital, les médecins, les médicaments aux goûts et aux noms barbares…tout ça coûte énormément d’argent…chose fort rare lors de la pension. Pas d’exception, nous sommes tous et toutes atteints d’une maladie mortelle, la vieillesse !

 

Au cœur de la résistance à l’occupant nazi, des femmes et des hommes de toutes tendances, des libéraux, des catholiques, des socialistes, des communistes ont voulu changer le monde, changer la vie…peut-être pas faire chanter tous les lendemains mais au moins rendre ceux-ci moins difficiles. Ainsi fut mis sur pied notre système de sécurité sociale. L’un de ses piliers essentiels est la pension.

 

Ces pères fondateurs ont voulu, sortant de l’épreuve où le monde a failli basculer dans l’horreur nazie, installer une solidarité entre les actifs et les retraités, c’est le système par répartition, celui que l’actuel gouvernement essaye à grands renforts de coups de haches de démanteler.

 

Oh ! bien sûr, ils ne l’avouent pas comme cela, leurs vérités sont construites d’immenses mensonges. Ils essayent de nous faire croire que l’eau ne mouille pas, et que les amputations successives du système construit patiemment au fil des ans, ne détruiront pas la solidarité inhérente au système actuel. L’enjeu est en réalité bien plus vaste, bien plus global. En réalité, ces gens-là veulent nous faire basculer dans une autre société, une société d’où la solidarité aura disparu et où pour citer un vieil emmerdeur barbu « nous nagerons alors dans les eaux glacées du calcul égoïste » On nous dit que la sécurité sociale, les pensions coûtent trop cher aujourd’hui et seront impayables demain ! »

 

Un autre discours a été prononcé par M. Marc Haulot, un employé pensionné qui a bossé toute sa vie pour toucher une pension « mirobolante » de 800 € par mois !

 

Et ce discours est un avertissement.

 

« Citoyennes, citoyens, si nous continuons à nous taire, soyez sûrs que les acquis sociaux pour lesquels nos grands-parents, nos parents et nous-même nous sommes battus seront bien vite sacrifiés sur l’autel du capital roi de l’ultra libéralisme !

Mais, je le sais, nous ne nous tairons plus !

 

La colère du Gang des Vieux gronde et est irrépressible !

 

Toutes ces femmes et tous ces hommes politiques à courte vue, qui ne savent même plus dans quelle société ils vivent et n’ont jamais eu le moindre sens de l’Etat, tous ces politiciens qui ont perdu tout sens du rôle que NOUS leur avions confié. Tous ceux-là qui n’ont plus de rapport avec nous, qui n’ont plus d’intérêt pour nous sauf quand il s’agit tous les 4 ou 5 ans de venir quérir notre vote, à ceux-là, nous allons faire savoir clairement QUI décide finalement dans ce pays !

 

Le Gang des Vieux en Colère n’a pas peur !

Nous n’avons plus rien à perdre !

Nous ne nous battons pas pour NOUS !

Nous nous battons pour que nos enfants et les enfants de nos enfants puissent avoir une vie active heureuse et une retraite digne d’un être humain du 21éme siècle !

 

Citoyennes, citoyens, ce que ce gouvernement fait actuellement, c’est nous ramener au 19éme siècle.

 

Les mini-jobs en Allemagne ; les « no-contracts » au Royaume Uni, les Uber, Deliveroo et autres Take Eat Easy sont les systèmes esclavagistes sur lesquels nos soit-disant dirigeants lorgnent avec insistance pour ne plus avoir la responsabilité de gérer le pays et donc, NOTRE argent !

 

Leur but presqu’avoué est de tout confier au capital, aux banques, aux sociétés d’assurances, etc.

 

Car enfin, cette pension à points c’est quoi sinon un abandon total de leurs responsabilités politiques au seul et unique profit du monde financier !

Vous savez, ce monde qui ne paye pas ses impôts mais qui vient chercher NOTRE argent dans notre poche quand il a fait des bêtises.

 

Et bien, NOUS, LE GANG DES VIEUX EN COLERE, NOUS LEUR DISONS NON !!!

Que le capital, que le monde financier paye ce qu’ils doit à la société qui leur permet de vivre tellement bien, et le système de pension par répartition pourra continuer à fonctionner et même à s’améliorer.

 

Citoyennes, citoyens, nous devons nous battre pour que nos enfants et petits-enfants vivent dans une société solidaire, celle qui il y a peu nous a encore permit de nous épanouir. »

 

Même les vieux peuvent résister et être dangereux ! Et ce n’est pas du baratin !

 

 

 

Pierre Verhas

 

 

 

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uranopole

 

 

 

 

 

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