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République populaire de Chine : Le peuple Oroqen – coco Magnanville

coco Magnanville
République populaire de Chine : Le peuple Oroqen

Publié le 6 Avril 2018

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Le peuple Oroqen (nom chinois 鄂伦春族  ) ou Orochen/Orochon est un groupe ethnique du nord de la Chine, formant l’un des groupes ethniques officiellement reconnus par la république populaire de Chine.

Il convient de ne pas les confondre avec les peuples Oroch ou Orochi et Orok qui vivent dans la fédération de Russie et qui font partie du même groupe de langues, les langues toungouses.

L’endonyme oroqen veut dire = peuple utilisant le renne.

Population : 8000 personnes

Mongolie intérieure : 44.54% de la population

Le long du fleuve Heilongjiang (Amour) dans la province d’Heilongjiang : 51.52% de la population

 

Langue : oroqen, langue toungouse du nord similaire à la langue evenki. Les 2 langues seraient mutuellement intelligibles. Il n’y a pas de langue écrite.

Ils étaient un peuple de chasseurs, chassant pour la viande mais aussi pour la fourrure, cette occupation traditionnelle a été abandonnée en raison des lois visant à protéger la faune en république populaire de Chine.

Le gouvernement a fourni des logements modernes à ceux qui ont décidé d’abandonner leur mode de vie traditionnel.

Ils sont représentés au congrès du Peuple par leur propre délégué et ils sont une minorité ethnique reconnue.

C’est l’un des plus anciens groupes ethniques du nord-est de la Chine.

Leurs ancêtres vivaient à l’origine dans la vaste région située au sud des montagnes Outer Xing’an et au nord du Heilongjiang.

Ils formaient autrefois le peuple connu sous le nom de Shiwei.

Suite à l’invasion de l’empire russe au XVIIe siècle, les Oroqens se sont installés dans la région des montagnes du Grand et du petit Xing’an.

De nos jours ils font partie des groupes ethniques les plus éduqués de Chine (23.3% ont reçu une éducation du niveau collège).

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Société clanique

Avant leur déplacement en Chine il y avait 7 tribus qui vivaient dans une société organisée en clans. Chaque groupe appelé wulileg était composé de 5 à 12 familles issues d’un ancêtre commun. Le chef de groupe était élu. Les membres d’une communauté chassaient ensemble et le gibier était partagé équitablement.

Fournisseurs de fourrures de la dynastie Qing

Après leur installation en Chine, ils deviennent fournisseurs de fourrures à la cour des Qing.

Après la chute de la dynastie Qing en 1911 vient le règne des seigneurs de la guerre qui effectue des changements  dans la configuration administrative du système des 8 bannières.

Les jeunes Oroqens sont entraînés dans des unités de guérilla forestière et les chasseurs sont forcés de s’installer à la ferme. Certains Oroqens fuient dans la forêt.

Quand les japonais contrôlent la Mandchourie , les Oroqens fuient encore dans la forêt dans les années 1930. Les japonais répriment les Oroqens et introduisent l’opium dans la région, ils utilisent les Oroqens comme cobayes dans des expériences bactériennes.

Ceci couplé aux maladies infectieuses décime la population Oroqen et seuls mille d’entre eux survivent au moment de la reddition japonaise en 1945.

Ils continuent malgré tout leur mode de vie jusqu’en 1950, époque où les chinois les incitent à s’installer dans des maisons construites par le gouvernement sous la bannière autonome Oroqen établie en 1951 en Mongolie intérieure. Leur vie change alors et en 1958 il n’y avait plus de nomades. Quelques uns font encore des excursions en forêt pour chasser mais le gibier est décimé.

Sans aucune industrie dans le passé, la bannière autonome établi 37 usines et ateliers produisant des machines agricoles, des appareils électriques, de la farine, du lait en poudre, des meubles, du cuir, des fourrures, des bonbons, elle construit des écoles primaires, secondaires, des banques, des cinémas.

Tous les enfants en âge scolaire sont inscrits dans les écoles primaires et secondaires.

Ils ont leurs propres troupes de chant et de danses, de cinéma, des stations de diffusions également.

Mode de vie

 

 

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Ils habitaient les forêts de montagnes du Grand et du Petit Xing’an dans le nord-est de la Chine, une région où abondaient le cerf et d’autres animaux à chasser. Ils utilisaient des fusils et des chiens pour la chasse.

Les rivières étaient poissonneuses et ils y trouvaient des saumons et huso dauricus (kaluga).

Un vieux verset chinois dit sur eux :

«  Il y avait une grande forêt dans les montagnes Xingan

Dans la forêt vivaient de courageux Oroqens

Avec un cheval de chasse et un fusil de chasse

Ils capturaient les animaux partout dans les montagnes et les plaines ».

C’est un peuple exogame, c’est-à-dire que les mariages sont autorisés uniquement entre membres des différents clans.

La demeure traditionnelle est le sierranju, couverte d’écorces de bouleau en été et de peaux en hiver. Il est de forme conique, constitué de 20 à 30 branches de pin. Son diamètre est de 6 mètres et sa hauteur de 5 mètres. Au centre il y a un feu pour la cuisine et l’éclairage.

L’écorce de bouleau est pour ce peuple une matière première de choix entrant dans la composition des récipients utilitaires, des berceaux, des bateaux.

Après la fourrure, c’est le deuxième matériau d’importance pour le peuple.

Tout comme les éleveurs de rennes Nanaïs et Evenks, le bouleau est leur matière première.

Religion

 

shamane Oroqen Chuonnasuan 1994- Par Richard Noll sur Wikipedia anglais — Transféré de en.wikipedia à Commons par Drilnoth utilisant CommonsHelper., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6490186

La religion était celle de l’animisme et du chamanisme jusqu’en 1950. Les cadres du parti communiste chinois en 1952 ont contraint les dirigeants Oroqen à abandonner leurs « superstitions » et à abandonner toute pratique religieuse. Les chefs tribaux étaient également de puissants chamanes. Le dernier chamane vivant Oroqen, Chuonnasuan (Meng Jin Fu) est décédé à l’âge de 73 ans en 2000.

Un document sur sa vie, sa formation de chamane a été publié dans un article disponible en ligne. Il était le dernier chamane avant le bannissement.

Le peuple avait une vénération pour les animaux dont l’ours et le tigre considérés comme des frères de sang.

Le tigre ou wutapi était « l’homme âgé » et l’ours ou amaha était « l’oncle ».

 

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Les morts

Quand une personne mourait, son corps était mis dans un tronc d’arbre évidé et placé avec la tête pointant vers le sud sur des supports de 2 mètres de haut dans la forêt. Seuls les corps des jeunes mourants de maladies infectieuses étaient incinérés.

Fêtes et coutumes

La fête du printemps avait lieu à la même date que les chinois Han, le 3e jour du premier mois lunaire (concours sportifs comme le tir).

Gulun mata, festival au printemps (course, tir à l’arc, tir à la corde, chanson, danses, contes, échecs, jeux de cartes) avec un feu de camp en fin de soirée.

Instruments de musique

Deux instruments de musique traditionnels sont le pengnuhua (une sorte d’harmonica) et wentuwen (un tambour à main), produisent des sons  comme des gazouillements d’oiseaux ou le braiement du cerf.

Activités des femmes

Les femmes chassaient avec les hommes, sinon elles brodaient au camp des articles avec des motifs de cerfs, d’ours, de chevaux sur des peaux ou des tissus. Elles étaient très habiles.

Elles fabriquaient également des ustensiles utilitaires, des bassines, des bols, des boîtes, des objets en écorce de bouleau décorés avec des graines, des motifs, teintés.

Le bouleau était utilisé dans l’artisanat et récolté au début de l’été quant l’arbre est riche en sève et en humidité.

Les femmes utilisaient également dans l’artisanant des fils en poils de chevreuil ou cerf tordus, des tendons de wapitis

Les bateaux en écorce de bouleau étaient longs et ressemblaient à des canots leur armature était composée de 2 rondins couverts par un grand panneau d’écorce de bouleau sans trous. Il n’y avait pas de clous métalliques mais des clous en bois. Les canots contenaient 2 à 3 personnes, ils étaient maniés avec une seule rame.

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Source 1 + wikipedia

Rédigé par caroleone

Source: République populaire de Chine : Le peuple Oroqen – coco Magnanville

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