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2658 – La Slovaquie retrouve le calme… pour le moment… après l’assassinat d’un journaliste et la déstabilisation du pays par les ONG … + Le dernier article de Jan Kuciak… les tentacules de la mafia en Slovaquie – Sans a priori

SLOVAQUIE slovak-parliament-pellegrini-fb-page-740x431La Slovachequie rit jaune en but avec toutes ces Tantes a Coulées mafiottiques lui martyrisant sa Rondelle Parlementaire et aux Ordres de cette Horreuropéenne Méphitique tant désirée mais qui lui fait ce jour tant regretter le bon vieux Temps du Mariage Orageureux avec le géne heureux du Tchéque a Provision qui la faisait danser si bien le langoureux “Slow Vague qui pleure” . Haaa Nostalgie quand tu nous tiens….Le Grain de Poivre de BJN.

26 mars 2018 – VisegradPost –

Slovaquie – Un semblant de calme et de stabilité paraît revenir en Slovaquie, après la démission du Premier ministre historique Robert Fico, suite à la pression d’organisations de la société civile, soutenues de l’étranger.

SLOVAQUIE Tout commence avec le meurtre du journaliste d_investigation Ján Kuciak et de sa compagne le 25 février. 2018 ob_d2c032_jan-kucak-c-afp

Après l’assassinat du journaliste slovaque Ján Kuciak,les soupçons se sont portés sur la mafia calabraise présente en Slovaquie, vampirisant notamment les fonds européens – comme elle le fait en Italie avec l’argent de l’UE destiné à aider les clandestins à venir en Europe.

Mais Ján Kuciak a mis en avant des éléments accusateurs de certaines personnalités proches du pouvoir, voire des membres du gouvernement, quant à leurs liens réels ou supposés avec ladite mafia.

La mort tragique de notre confrère a été rapidement exploitée à des fins politiques, pour pousser le gouvernement populiste et anti-immigration à la démission.

SLOVAQUIE FICO 1ER MINISTRE fico-800x450  ROBERT FICO

Robert Fico, social-démocrate sur le papier et populiste mâtiné de souverainisme en réalité, a démissionné afin de préserver la stabilité du pays. Robert Fico restera « très actif » selon ses dires en tant que « président du principal parti de Slovaquie », le SMER. Les conditions qu’il a imposées pour la nomination de son successeur lui permettent de garder la main sur le pays de façon informelle et de gagner du temps pour contrer l’offensive de la « société civile » contre sa politique impliquée dans le Groupe de Visegrád et opposée à l’immigration de masse.

SLOVAQUIE nouveau-Premier-ministre-slovaque-Peter-Pellegrini-22-2018-Bratislava_0_729_486Le nouveau Premier ministre slovaque Peter Pellegrini, le 22 mars 2018 à Bratislava/AFP

Son successeur, son lieutenant Peter Pellegrini, a finalement été nommé Premier ministre

SLOVAQUIE Le président slovaque Andrej Kiska 56a31f873570ed389543a56cSLOVAQUIE Le président slovaque Andrej Kiska 

par le Président libéral et progressiste Andrej Kiska, malgré les réticences de ce dernier.

Les activistes et ONG, notamment liés aux réseaux Soros et bénéficiant de la complaisance de la presse occidentale, ont cessé pour le moment les manifestations.

Le V4 en ligne de mire ?

Souvent considérée comme le maillon faible du V4 de par sa petite taille et son implication moins ostensible au projet du Groupe de Visegrád, la Slovaquie est toutefois massivement opposée à l’immigration de peuplement, projet soutenu par les pays immigrationnistes d’Europe occidentale.

En 2017, 89% des Slovaques s’opposaient à l’immigration extra-européenne.

La mobilisation massive qui a eu lieu en Slovaquie suite au meurtre de Ján Kuciak autour des accusations de corruption inquiète les dirigeants des autres pays du V4, qui se savent également dans le collimateur des « sociétés civiles » et des réseaux qui y sont liés.

La méthode employée pour renverser Fico a été dénoncée par Viktor Orbán, contre qui les tentatives similaires se sont multipliées depuis 2015, l’année de la crise des migrants et du réveil du Groupe de Visegrád autour de la question de l’immigration de masse.

REPUBLIQUE TCHEQUE Premier ministre tchèque Babiš Andrej-Babis_0_728_496  REPUBLIQUE TCHEQUE Premier ministre tchèque Babiš 

En parallèle, le nouveau Premier ministre tchèque Babiš est également aux prises avec des éléments de contre-pouvoirs internationaux pour des accusations de corruption,

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et contre la Pologne, plus gros morceau, c’est l’UE qui mène le combat, avec les tentatives répétées d’ingérence légales et sociétales sans précédent.

Difficile de ne pas voir l’application d’un agenda anti-V4 de la part de certains réseaux et partisans d’idéologies opposées à celles portées par les gouvernements du Groupe de Visegrád.

Le 1er juillet 2018, la Slovaquie prendra pour un an la présidence tournante du V4, et selon la diplomatie slovaque, cette mission sera sa priorité.

 

SLOVAQUIE paysage-dans-pieniny-slovaquie-61744195  Paysage de Slovaquie


SOURCE/ https://visegradpost.com/fr/2018/03/26/la-slovaquie-retrouve-le-calme-pour-le-moment/


Slovaquie … crise majeure sur fond d’assassinat de journaliste et de déstabilisation du pays par les ONG …

SLOVAQUIE Tout commence avec le meurtre du journaliste d_investigation Ján Kuciak et de sa compagne le 25 février. 2018 ob_d2c032_jan-kucak-c-afp

Slovaquie – Tout commence avec le meurtre du journaliste d’investigation Ján Kuciak et de sa compagne le 25 février. Depuis, le Premier ministre Robert Fico et le ministre de l’Intérieur ont démissionné, et les ONG mobilisent la rue pour déstabiliser le gouvernement qu’elles jugent corrompu. La souveraineté nationale slovaque est piétinée par les forces anti-gouvernementales et le pays entre en crise.

Le 25 février, Ján Kuciak et sa compagne sont assassinés. À côté des corps, on retrouve des douilles disposées comme le fait la mafia, rapporte la presse slovaque. Deux semaines plus tôt, Ján Kuciak avait publié un premier article sur les agissements de la mafia calabraise en Slovaquie. Il travaillait à un autre article sur le même sujet, qu’il n’a pas pu finir – et dont une version française est disponible ci-après …

Slovaquie la coentreprise Ringier-Axel Springer ringier3854991.image_  Slovaquie la coentreprise Ringier-Axel Springer 

L’histoire ne s’arrête pas à ce triste fait divers, aggravé par le fait que la cible soit un journaliste d’investigation – travaillant pour Aktuality.sk,appartenant à la coentreprise Ringier-Axel Springer. En effet, son travail a permis de mettre en avant des liens louches entre certaines personnalités proches du pouvoir et des éléments clefs de la mafia italienne présente et active en Slovaquie… vampirisant notamment des fonds européens – comme elle le fait aussi en Italie, en détournant l’argent de l’UE destiné à aider les clandestins.

Parmi les personnes désignées comme étant en lien avec la mafia, la jeune conseillère du Premier ministre Robert Fico, Mária Trošková, ancien mannequin de 30 ans, qui avant de connaître une ascension très rapide, avait co-fondé une société avec un homme d’affaire italien proche de la mafia. Autre personnalité proche, celui qui a servi de tremplin à Mária Trošková, le responsable de gestion de crise du gouvernement slovaque Viliam Jasan.

Les ONG entrent en scène

SLOVAQUIE Le président slovaque Andrej Kiska prezident-andrej-kiska-turcianske-teplice_turcania  le Président libéral-libertaire Andrej Kiska

À ce stade, le Président libéral-libertaire Andrej Kiska décide d’intervenir à la télévision. Il appelle à ce que le gouvernement soit réorganisé en profondeur ou que des élections anticipées aient lieu. Robert Fico, le Premier ministre, réagit le lendemain sans détour devant ce qu’il considère comme une attaque contre la démocratie. Il demande pourquoi le Président Kiska avait rendu visite à George Soros chez ce dernier, à New-York, en septembre dernier.

En effet, pendant ce temps, les activistes étrangers affluent vers la capitale, Bratislava, et les ONG mobilisent leurs réseaux. Comme ailleurs, des réseaux organisés initient des mouvements de rues, avec la complicité d’un certain nombre de médias idéologiquement très proches et complaisants.

Pour Robert Fico, ce qui est en jeu est désormais la stabilité même de l’État slovaque.

L’émotion suscitée par l’assassinat de Ján Kuciak et de son amie est rapidement récupérée politiquement par les mouvements anti-nationaux  extrémistes, leur permettant de porter leurs idées sur le devant de la scène politique slovaque.

Les appels à travers des médias étrangers à une ingérence de l’Union européenne sont légions. « On ne fait pas confiance à notre police, à notre justice, » peut-on lire comme « témoignages » dans tous les journaux occidentaux traitant de l’affaire.

Viktor Orbán notamment exprime son soutien à Robert Fico. « George Soros et ses réseaux utilisent toutes les opportunités pour faire tomber les gouvernements qui s’opposent à l’immigration, » a-t-il déclaré à la radio début mars, alors que les manifestations se multipliaient en Slovaquie « contre la corruption »« pour la démocratie » et « l’État de droit », thèmes servant habituellement de prétexte à l’ingérence des forces politiques mondialistes.

La pression populaire, amplifiée par les médias partisans, amène toutefois à ce que le gouvernement commence à céder. Le ministre de l’Intérieur, Róbert Kaliňák, accusé notamment par un procureur d’être impliqué dans des affaires de corruption, offre sa démission « pour que justice se fasse et que la stabilité de l’État soit préservée ». Retrait des affaires également pour la très décriée jeune conseillère du Premier ministre, afin que les enquêteurs puissent effectuer leur travail. Mais cela ne satisfait pas les manifestants : au contraire, cette victoire les encourage à aller plus loin, et à demander plus.

Le Premier ministre Robert Fico démissionne

SLOVAQUIE FICO 1ER MINISTRE fico-800x450  Robert Fico

Premier ministre de 2006 à 2010 et de 2012 au 15 mars 2018, Robert Ficoest une figure majeure de la politique slovaque. Ce social-démocrate populiste a la langue bien pendue. Que ce soit face à l’immigration, la question tsigane ou à l’égard des journalistes – « vous êtes des prostitués, des idiots et des vipères, » avait-il dit une fois à leur égard lors d’une conférence de presse – l’homme a le sens de la formule choc.

Toutefois les mots n’ont pas suffit à sauver son poste. Robert Fico démissionne le 15 mars, mais en imposant trois conditions au Président Kiska.

  • le Président Kiska devra respecter le résultat des élections législatives de 2016
  • respecter et garantir l’accord de coalition qui a permis la mise en place du gouvernement actuel
  • accepter que le SMER, le parti de Fico, propose son candidat à la tête du futur gouvernement

Ces conditions ayant été acceptées, Robert Fico laisse sa place à la gouvernance temporaire du vice-Premier ministre Peter Pellegrini, un fidèle lieutenant.

Robert Fico annonce alors qu’il ne disparaîtra pas de la politique mais sera actif comme « président du principal parti politique slovaque ». Une retraite stratégique ? Robert Fico, en choisissant le Premier ministre devant le remplacer à la tête de la coalition qu’il a formée il y a deux ans pourrait ainsi se rapprocher du schéma de gouvernance existant en Roumanie.

ROUMANIE Le président roumain Klaus Ionanis, le 21 décembre 2014 - AFP-Daniel Mihailescu. Klaus Iohannis ..2212-Iohannis  Le président roumain Klaus Ionanis, le 21 décembre 2014 – AFP/Daniel Mihailescu. Klaus Iohannis ..

À Bucarest, le conflit entre le Président Iohannis inféodé à Berlin et aux États-Unis d’un côté,

Social Democrat Party leader Liviu Dragnea gestures after leaving the Romanian anti-corruption prosecutors headquarters in Bucharestle chef du PSD Liviu Dragnea

et le parti social-démocrate (PSD) patriotique a conduit à ce que le chef du PSD Liviu Dragnea – ne pouvant occuper aucune position gouvernementale – règne sur la Roumanie à travers ses lieutenants, des Premiers ministres nommés et révoqués au gré des crises à répétition.

POLOGNE l_éminence grise Jarosław Kaczyński. kaczyc584ski-z21512571ierjaroslaw-kaczynski-pologne  l’éminence grise Jarosław Kaczyński

En Pologne également, dans un contexte bien plus favorable au parti dominant, le PiS – le président en étant un membre également -, le vrai pouvoir de l’exécutif repose dans les mains de l’éminence grise Jarosław Kaczyński.

Peut-être assiste-t-on à la mise en place généralisée d’un nouveau système de gouvernance démocratique à la centre-européenne, où le président du grand parti au pouvoir dirige le pays indirectement à travers un cabinet de son choix ?

Quoiqu’il en soit, la démission de Robert Fico n’a pas non plus suffi aux manifestants et aux agitateurs professionnels présents en Slovaquie qui demandent désormais des élections anticipées, et l’intervention à tous les niveaux d’enquêteurs internationaux. Les références à la révolution de velours de 1989 ont également été nombreuses.

Reste donc à savoir où cette crise mènera la Slovaquie.


SOURCE/https://visegradpost.com/fr/2018/03/17/slovaquie-crise-majeure-sur-fond-dassassinat-de-journaliste-et-de-destabilisation-du-pays-par-les-ong/


 

Le dernier article de Jan Kuciak…  les tentacules de la mafia en Slovaquie

Last article by Ján Kuciak to published internationally - World - Pulse.ng Jan-Kuciak  Le journaliste Jan Kuciak,

Le journaliste Jan Kuciak, 27 ans, vient d’être assassiné avec sa compagne près de Bratislava. Nous publions ici son dernier article, qui détaillait l’infiltration de la ‘Ndrangheta calabraise en Slovaquie

Jan Kuciak, 27 ans, travaillait pour le site Aktuality.sk, appartenant à la coentreprise Ringier-Axel Springer, actionnaire du Temps. Entre jeudi et dimanche, il a été tué par balles avec sa compagne à son domicile de Velka Maca, à environ 65 kilomètres à l’est de Bratislava. La police aurait trouvé des munitions disposées autour des corps, mise en scène qui fait penser à un avertissement de type mafieux.
Des policiers devant le domicile du journaliste assassiné. VLADIMIR SIMICEK

Nous rendons ici hommage à notre collègue disparu en publiant une adaptation de son dernier article: «La mafia italienne en Slovaquie et ses tentacules en politique». Cette enquête a été réalisée avec le centre de recherche en investigation Investigace.cz, l’organisation de journalistes Investigative.cz et l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP).


Il y a quatorze ans, un Italien nommé Carmine Cinnante est arrivé dans la ville de Michalovce. Un matin, il a démarré sa Fiat pour se diriger vers l’Italie. Remarquant une patrouille de police sur une route de campagne, sa Punto blanche à plaques italiennes a fait brutalement demi-tour.La police s’est méfiée et a arrêté la voiture. Sur le siège arrière, elle a trouvé une mallette en bois noir avec une arme à feu, 50 balles et un chargeur. C’était une mitrailleuse tchécoslovaque avec pointeur laser dont le numéro de production avait été effacé. Cinnante a été accusé de possession criminelle d’une arme, et le juge du Tribunal de district de Michalovce l’a condamné à 2 ans de probation.

A cette époque, le procureur s’adressait à l’Italien en tant qu’«entrepreneur avec des affaires en Slovaquie dans le domaine de l’agriculture». Quelques mois plus tard, la police italienne est venue arrêter Cinnante pour contrebande d’armes au profit du patron mafieux Guirin Iona. Ce dernier était à la tête de Belvedere Spinello, l’un des clans de la mafia italienne la plus forte du moment – la ‘Ndrangheta.

Carmine Cinnante n’est pas le seul Italien lié à la mafia qui a trouvé une deuxième maison en Slovaquie. Ces gens ont commencé à faire des affaires, à recevoir des subventions, à obtenir des fonds de l’UE et à nouer des relations avec des personnalités influentes en politique – jusqu’au Bureau du gouvernement de la République slovaque.

L’éminent Monsieur Vadala

Dans une coopérative agricole du district de Trebišov, les affaires du mafioso Carmine Cinnante rencontrent celles d’Antonino Vadala. Lui aussi a eu des problèmes avec la police en Italie. Le lundi 3 février 2003, le Tribunal de Reggio Calabria a jugé neuf accusés dans une affaire impliquant le clan Libri, l’un des plus puissants de la ‘Ndrangheta.

Parmi les accusés se trouvait Antonino Vadala, originaire du village de Bova Marina, dans le sud de la Calabre. Selon les enquêteurs italiens, il a aidé à cacher le mafieux Domenic Ventura, reconnu coupable du meurtre brutal d’un membre de la bande. Des policiers italiens ont capturé des conversations téléphoniques entre Antonino Vadala et Francesco Zindato, le patron du clan. En 2003, cependant, Vadala a été libéré faute de preuves.

Dans une autre affaire, un tribunal décrit comment Antonino Vadala et deux autres hommes se sont rendus à Rome pour «punir» physiquement une personne inconnue qui «a causé des dommages au clan».

Lorsque Vadala a fait face aux accusations en Italie, il n’est pas allé au tribunal pour entendre le verdict. Il a trouvé refuge dans l’est de la Slovaquie. Vadala y a démarré une activité florissante en agriculture, puis en immobilier et en énergie. Il est devenu l’une des figures les plus éminentes de la communauté italienne en Slovaquie

 

Conseillère de choc

En 2009, il avait prévu de construire deux usines dans le parc industriel de Lučenec pour près de 70 millions d’euros. Bien que le projet ait finalement été annulé, Vadala est devenu un «entrepreneur énergétique». C’est comme cela que l’ancien ministre de l’Economie Pavol Rusko l’a décrit.

Paradoxalement, il se souvient de Vadala à travers la conseillère en chef Mária Trošková, qui travaille en étroite collaboration avec le premier ministre Robert Fico. «Elle a travaillé pour nous durant trois mois, il y a environ quatre ans, mais elle a rencontré un entrepreneur d’origine italienne qui, entre autres, était impliqué dans des centrales solaires et est allée travailler avec lui», a déclaré Rusko à ce moment-là.

Le fait que sa carrière ait continué avec Fico au Bureau du gouvernement ne l’a pas beaucoup surpris: «Eh bien, je pensais que ce ne serait pas si rapide, mais elle a compris très vite comment marche la vie.»

En août 2011, Vadala et Mária Trošková ont fondé GIA Management. Trošková a quitté l’entreprise après un an et est devenue assistante du député Viliam Jasaň. Jasaň n’a pas voulu dire aux médias comment il a trouvé cette femme, ancien modèle qui a participé à la finale de Miss Univers 2007.

Aujourd’hui, nous votons tous SMER et nous pouvons être sûrs que la Slovaquie sera entre de bonnes mains demain

Antonino Vadala

Après moins d’un an – en mars 2015 – Maria Trošková est partie du bureau de Jasaň et a commencé à travailler pour le premier ministre Fico. Un an plus tard, Jasaň l’a rejoint également. Le premier ministre l’a nommé directeur du bureau et secrétaire du Conseil de sécurité de l’Etat. Jasaň a accès à tous les documents et informations du conseil, dont la tâche est d’assurer le fonctionnement du système de sécurité du pays et, en cas de guerre, d’assumer le pouvoir du gouvernement.

 

Le premier ministre Robert Fico (au centre, entouré du chef de la police et du ministre de l’Intérieur), souvent hostile aux journalistes, a promis un million d’euros de récompense pour la capture des assassins de Jan Kuciak.  VLADIMIR SIMICEK
Jasaň, politicien du parti au pouvoir SMER-SD, avait une société de sécurité privée, Prodest. Vadala et ses collègues ont récemment repris cette entreprise. En outre, le fils de Jasaň, Slavomír, a une coentreprise avec les Italiens appelée AVJ Real.

En plus de Jasaň et Trošková, d’autres liens avec le parti SMER-SD mènent à Antonino Vadala. Par exemple, la comptable de longue date de Vadala, Monika Čorejová, s’est présentée au parlement régional. Vadala lui-même soutient le SMER-SD en faisant principalement campagne sur les réseaux sociaux. Le jour des élections, Vadala a claironné qu’«aujourd’hui, nous votons tous SMER et nous pouvons être sûrs que la Slovaquie sera entre de bonnes mains demain».

 

Des menaces, des balles et un bouquet

Vadala et ses amis italiens ont pourtant eu des problèmes avec la loi en Slovaquie. Mais malgré plusieurs procédures pénales, ils réussissent toujours à éviter la justice.

Le premier cas a eu lieu dans l’est de la Slovaquie en 2013. En un matin d’automne, les employés d’une entreprise de la ville de Trebišov ont trouvé un colis étrange à la porte d’entrée. Il y avait un sac accroché à la clôture contenant des allumettes, dix balles et un bouquet funéraire. Il était enveloppé dans un morceau de papier avec «Jerad» écrit dessus. C’était une version mal orthographiée du nom de leur patron Gerhard. Le nom de Jerad était souvent utilisé par un Italien qui réclamait à l’entreprise près de 40 hectares de terres arables.

«Jerad» a ignoré l’avertissement au début. Il l’a signalé à la police lorsque son employé, un conducteur de tracteur, a également été menacé. Après deux années d’enquête, un parent d’Antonino, Sebastiano Vadala, a été poursuivi par le Tribunal du district de Trebišov pour extorsion. Selon le procureur, Vadala a menacé de tuer le directeur de l’entreprise et imité de ses mains l’acte de lui couper la gorge.

Vadala a nié les accusations. Lui et son avocat Marek Švingál ont affirmé devant le tribunal qu’à l’époque des menaces alléguées, il n’était pas à Trebišov. Cela a été confirmé par le comptable de Vadala et un autre Italien. Au final, le Tribunal de district de Trebišov a estimé que les preuves étaient insuffisantes. Le procureur a fait appel. Le Sénat du Tribunal régional de Košice a cependant confirmé que Vadala devait être blanchi de toutes les accusations.

 

La combine des appartements

Dans un second cas, Antonino Vadala a été impliqué dans une affaire de fraude fiscale concernant des appartements dans la ville de Bratislava. Le propriétaire d’origine des trois appartements était l’Italien Antonio Palombi, plus précisément son entreprise ALTO.

En 2011, cependant, la propriété des appartements a commencé à changer. Palombi et Vadala ont convenu que les appartements finiraient dans la société Kannone qui était détenue par les deux. L’objectif était de bénéficier d’une exemption de TVA d’un montant d’environ 80 000 euros.

L’enquête n’a pas encore abouti à la poursuite d’Antonino Vadala. Deux entreprises de son portefeuille ont récemment fait faillite avec des dettes fiscales de plus de 100 000 euros.

Antonino Vadala et Carmine Cinnante n’agissent pas seuls en Slovaquie. Dans la partie orientale du pays, quatre familles de Calabre, le lieu de naissance de la ‘Ndrangheta, y opèrent. En dehors des Vadala et des Cinnante, il y a aussi des familles des Rod et des Catropove. L’agriculture est devenue leur activité principale. Ils possédaient ou possèdent encore des dizaines d’entreprises. Leur domaine s’évalue en dizaines de millions d’euros. Ils gèrent des centaines à des milliers d’hectares de terres, pour lesquels ils reçoivent des millions de subventions.

 

Millions européens

Juste entre 2015 et 2016, les entreprises de ces familles ont réussi à obtenir plus de 8 millions d’euros de paiements directs de l’Agricultural Payments Agency (PPA). La validité de ces paiements est discutable. Dans un cas, l’entreprise a demandé des paiements allant jusqu’à huit fois la superficie sur laquelle elle travaillait.

Davantage encore d’argent public a été recueilli pour des centrales électriques au biogaz. Trois entreprises de la famille Roda, par exemple, ont reçu 8,3 millions d’euros entre 2012 et 2017. L’Office for Network Regulators (URSO) leur a infligé une amende en 2015, car ils ont surestimé la quantité d’énergie produite par leur centrale.

Des membres de la famille d’Antonino Vadala figurent dans un mandat d’arrêt contre 18 trafiquants de cocaïne pour la ‘Ndrangheta

Le blanchiment d’argent est l’activité principale de la ‘Ndrangheta à l’étranger. Le clan Libri, avec lequel Vadala a collaboré, est l’un des plus influents du district de Reggio de Calabre et exerce une part importante de ses activités en dehors de l’Italie. Certes, il n’y a aucune preuve que les Italiens mentionnés ici aient blanchi de l’argent. Mais il existe des doutes sur l’origine de leur argent.

Par exemple, Antonino Vadala apparaît dans plusieurs arrêts de tribunaux slovaques qui montrent qu’il a reçu de l’argent d’Italie. Ceux qui l’ont envoyé ont déclaré que l’argent avait été donné à Vadala en espèces parce qu’il le voulait ainsi.

Les sociétés des frères Rod établies en Slovaquie dans les années 90 ont reçu une part substantielle des fonds propres de leur ville natale de Condofuri en Italie. En Italie, Pietro Roda, frère d’Antonino et Diego, est impliqué dans le blanchiment d’argent pour la section ‘Ndrangheta appelée El Dorado. La police l’a arrêté en 2013 lors d’une opération contre le clan mafieux Gallicianò. Il a fait face à des allégations d’appartenance à la mafia et blanchiment d’argent. En 2014, cependant, la Cour suprême l’a innocenté pour manque de preuves.

Au contraire, en 2017, les noms des membres de la famille d’Antonino Vadala figuraient dans un mandat d’arrêt contre 18 membres de gangs censés introduire en Europe des centaines de kilos de cocaïne pour la ‘Ndrangheta. Les Vadala sont seulement mentionnés dans le mandat d’arrêt. Les détails de l’affaire ne sont pas encore connus.

 


La conclusion de l’article manque car l’auteur n’a pas pu le terminer. En mémoire de Ján Kuciak, notre collègue et grand journaliste. Un livre de condoléances virtuel va être ouvert à l’adresse allforjan.com.

SLOVAQUIE Jan-Kuciak 2  En mémoire de Ján Kuciak


SOURCE/https://www.letemps.ch/monde/dernier-article-jan-kuciak-tentacules-mafia-slovaquie

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